dimanche 11 septembre 2016

Le yoga permet d’être à son poids de forme


Entre 45 et 55 ans la plupart des gens gagnent environ un demi kilo par an, car, en vieillissant, nous n’adaptons notre apport calorique à nos besoins énergétiques (qui réduisent avec l'age). Une étude du Fred Hutchinson Cancer Research Center montre que la pratique régulière du yoga peut aider à prévenir la propension à prendre du poids chez les individus d'âge moyen pour des personnes de poids normal et favorise la perte de poids chez les personnes qui sont en surpoids.

L'étude a mesuré l'impact du yoga sur 15500 personnes, hommes et femmes, en bonne santé et entre 45 et 55 ans, indépendamment d'autres facteurs tels que le régime alimentaire ou d'autres types d'activité physique. Les hommes et les femmes qui étaient de poids normal à 45 ans et qui ont régulièrement pratiqué le yoga ont gagné environ 3 fois moins de poids au cours de cette période de 10 ans que ceux qui ne pratiquent pas le yoga.

De plus, les chercheurs ont noté que le plus grand effet de la pratique régulière du yoga était sur les individus en surpoids. Les hommes et les femmes qui étaient en surpoids et qui ont pratiqué le yoga a perdu environ 2,5 kilos, tandis que ceux qui n’ont pas pratiqué ont gagné environ 7 kilos en 10 ans.

Les raisons de cette perte ne sont pas seulement dues à l’activité physique, mais semble bien attaché à la pratique du yoga. Une piste d’explication pourrait être que le yoga permet de cultiver une forme de force intérieure douce. A travers les asanas, le pratiquant apprend à rester dans l’inconfort et développe les ressources intérieures pour maîtriser cet inconfort. Il développe une force intérieure et une capacité à rester conscient. Et c’est avec cette force et cette écoute de soi qu’il aurait les ressources pour rester à la tentation du gâteau au chocolat.

Lien vers l'article : http://www.fredhutch.org/en/news/releases/2005/07/yogaexercise.html

PS : Rappelons que le yoga est ouvert à tous, quelques soit l'age, la condition physique, le handicap ou le poids.

dimanche 4 septembre 2016

Les bienfaits du yoga après seulement un cours

Effet sur le stress.

Selon une étude publiée par l'Université de Californie, les vertus anti-stress de yoga proviennent sûrement de sa capacité à réduire l'activité des protéines qui sont connues pour jouer un rôle dans l'inflammation.

En savoir plus : 

 

Booster son cerveau 

20 minutes de Hatha yoga suffise pour améliorer les fonctions cognitives, stimuler la concentration et la mémoire de travail. Dans une étude de l'Université de l'Illinois, les participants ont obtenu des résultats significativement meilleurs sur des tests portant sur le fonctionnement du cerveau après 20 minutes de pratique de yoga, par rapport à leur performance après 20 minutes d'aérobic.

 

Altère l’épigénie (l’expression des gènes)

Une étude de l’Université d’Oslo tant à montrer que les nombreux avantages pour la santé du yoga proviendraient de sa capacité immédiate à modifier l'expression des gènes et plus particulièrement dans les cellules immunitaires.



samedi 3 septembre 2016

Connexion entre le yoga et l'humeur


Des chercheurs de l'University School of Medicine de Boston ont montrés que le Yoga a un effet positif sur l'humeur et de l'anxiété et que cet effet est supérieur à d'autres formes d'exercice. Les chercheurs ont comparé les taux de gamma-aminobutyrique (GABA) dans le cerveaux entre un groupe de sujets pratiquant le yoga et un groupe pratiquant la marche, pour des temps équivalent (les taux de GABA bas sont associés à la dépression et d'autres troubles de l'anxiété généralisée).

En plus du taux de GABA, les chercheurs ont aussi évalué l’état psychologique des participants et ceux qui ayant pratiqué le yoga ont signalé une diminution plus importante dans des troubles anxieux et une meilleure gestion de l’humeur que ceux pratiquant la marche.

dimanche 28 août 2016

Yoga et hypertension



Une étude présentée à la réunion annuelle de la Société Américaine d’Hypertension montre que la pratique du yoga peut aider à diminuer la pression artérielle chez les personnes atteintes d'hypertension.

L'étude comprenait 120 personnes avec un âge moyen de 50 ans (mais seulement 58 personnes ont participé jusqu’à la fin de l'étude). Les participants ont été répartis dans trois groupes: le premier groupe pratiquait le yoga deux ou trois fois par semaine dans un studio pendant 24 semaines, le second suivait programme de conseil en nutrition et de marche, tandis que le troisième groupe suivait à la fois du yoga et des conseils diététiques. Les chercheurs ont analysé leur pression artérielle au début de l'étude, au bout de 12 semaines et à la fin (au bout des 24 semaines).

Les résultats de l’étude sont que les gens qui ont pratiqué le yoga ont connu une baisse de la pression artérielle systolique dès 12 semaines et une diminution de la pression artérielle systolique et diastolique à 24 semaines. Les chercheurs ont noté que les deux autres groupes ont également connu des effets positifs sur leur pression artérielle, mais dans une moindre mesure.

jeudi 25 août 2016

Le yoga modifie l’épigénie (l’expression des gènes).


De nombreuses études ont montrées les bénéfices du yoga que cela soit pour la santé physique et comme pour la santé mentale, cependant les mécanismes biologiques sous-jacents sont encore mal compris. Le mystère va peut-être être résolu puisqu’une étude de l'Université d'Oslo a montré que la pratique du yoga a un impact presque immédiat sur l'expression des gènes, en particulier dans les cellules immunitaires.

Les chercheurs ont examiné 10 participants qui ont subi une retraite de yoga d'une semaine où ils ont fait la méditation, des postures (asanas) et des exercices de yoga de respiration. En examinant le sang des participants avant et après des séances de quatre heures, les chercheurs ont trouvé que la pratique du yoga a changé l'expression de 111 gènes des cellules immunitaires. En revanche, la même expérience avec de la relaxation basée sur de la marche et l’écoute de musique change l'expression de 38 gènes.

Comme l’écrit l’équipe de recherche dans son article : Le changement dans l’expression des gènes est rapide (moins de deux heures de début de la pratique) et important ...  ces données suggèrent que les effets précédemment rapportés sur la pratique du yoga ont une composante physiologique au niveau moléculaire qui est initiée immédiatement lors de la pratique et peuvent servir de base pour les effets à long terme stables.

Lien vers l'article ; 


samedi 2 juillet 2016

La méditation donne un accès plus rapide à ses états inconscients



Nous en faisons tous les jours l'expérience, un grand nombre de nos processus mentaux sont réalisés sans que nous en ayons clairement conscience. Le psychologue Benjamin Libet a réalisé une expérience dans les années 80 qui consiste à demander à des gens d'appuyer sur un bouton quand il le désirait et de regarder une horloge afin de noter le moment exact où il prenait la décision d'appuyer sur le bouton. Les participants étaient aussi équipés d'électrode afin de mesurer l'activité cérébrale dans les zones du cerveau associées au contrôle des mouvements physiques. L'expérience de Libet a montrée qu'il y avait quelques centaines de millisecondes entre l'activité cérébrale, le moment où le bouton était effectivement pressé et le temps donné par les participants. Les participants appuyaient sur le bouton avant le temps donné : nous prenons la décision et nous agissons (appuyer sur le bouton) avant de la savoir, avant d'un avoir conscience.

En juin dernier, une équipe de l'Université du Sussex à Brighton a décidé de reconduire l'expérience, mais pour comparer des pratiquants de méditation avec des non pratiquants. Ils ont pris 11 méditants avec au moins trois ans de pratique de méditation et 36 étudiants de premier cycle sans pratique de méditation. Les résultats de l'expérience montrent que les méditants expérimentés ont conscience plus rapidement de l'intention de leur mouvement physique. Les scientifiques interprètent cela comme le fait que les pratiquants de méditation ont un accès plus rapide à leurs états inconscients.

L'article http://nc.oxfordjournals.org/content/2016/1/niw007

mercredi 22 juin 2016

Reportage sur le Yoga

La chaîne LCP passe un reportage sur yoga : Yoga, un souffle de liberté. Stéphane Haskell, photojournaliste a été victime d’une hernie discale foudroyante. Handicapé, il rencontre une professeur de Yoga et c’est un peu la révélation. Il a tiré de cette expérience un reportage tourné entre Europe, Amérique, Inde, Chine et Afrique. Avec des pratiquants de tout les milieu et notamment dans une prisons, dans un bidon-ville et dans une école. Une vidéo de lui présentant son film est disponible ici.

Dans ce reportage l’on croise de nombreux malades pratiquant le yoga, mais aussi les témoignages de Faeq Biria dans son centre à Paris, Lisa Walford et bien d'autres pratiquant Iyengar.


PS: prochaine diffusion sur la chaine LCP, le 03/07/2016 à 1h. Le reportage est visible sur plusieurs plateforme de replay (et vendu en dvd).

mercredi 15 juin 2016

La méditation n'est pas un outil de performance


Un des problèmes aujourd’hui avec l’engouement pour la méditation mindfulness c’est que certaines personnes se focalisent exclusivement sur la méditation pleine conscience comme une technique pour devenir plus attentif et plus performant. On voit d’ailleurs s’instaurer une compétitivité sur la façon d’être en pleine conscience : « je sors de 10 jours de retraite silencieuse », « je médite tous les jours une heure et toi ? », etc. Ainsi, la pleine conscience ne devient qu’une nouvelle façon de se comparer aux autres, ce qui est l'antithèse de cette pratique ! Si l’on revient à l’origine de cette pratique, l’un des but était d’être moins esclave de son ego et en aucun cas de le renforcer.

Une façon de pallier ce problème est de revenir à la compassion ; Ce que les avancées scientifiques récentes tendent à montrer c’est que la compassion est présente naturellement en nous, elle est câblée dans notre cerveau. Quand nous sommes compatissant et bienveillant avec autrui, quand nous reconnaissons la souffrance d’autrui et que avons le désir de la soulager, cela stimule notre nerf vague qui, à son tour, stimule notre système nerveux parasympathique. Quand le système parasympathique est stimulé, nous avons un sentiment de calme, notre tension artérielle s’abaisse, il y a une réduction des hormones associées au stress et notre système immunitaire est stimulé.

Si l'on se base sur la tradition bouddhiste, la méditation de pleine conscience sans compassion envers autrui n’a pas de sens. En fait, l'essentiel de la philosophie bouddhiste est la combinaison de ces deux pratiques qui, ensemble, permettent de développer ce que l’on pourrait appeler une forme de sagesse (ou en tout cas de paix).

Par conséquent, la méditation c’est bien mais en restant bienveillant vis-à-vis des autres et en ne cherchant pas à se comparer.